Extorquer (verbe)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Verbe |
XIV e siècle. Emprunté du latin extorquere, « déboîter ; arracher ; obtenir par force », dérivé de torquere, « tordre ». Obtenir par la violence, la menace, la contrainte ou la ruse. Extorquer de l'argent à quelqu'un. On lui a extorqué des aveux sous la torture. Il a fini par m'
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Verbe |
Tirer, obtenir par force, par violence, par menaces, par importunité, etc. "Extorquer de l'argent à quelqu'un. On lui a extorqué sa signature. À force d'importunités, on lui a extorqué son consentement."
Dictionnaire d'Emile Littré
| Verbe |
Obtenir par violence morale.
RETZ: « Je sais bien que mon agrément ne validerait pas une démission qui a été extorquée par la force »
BOURDAL.: « Que nous serviront alors ces grâces prétendues que nous aurons comme extorquées des vicaires de Jésus-Christ ? »
BOILEAU: « L'un et l'autre dès lors vécut à l'aventure Des présents qu'à l'abri de la magistrature Le mari quelquefois des plaideurs extorquait, Ou de ce que la femme aux voisins escroquait »
VOLT.: « Ils n'auraient point prétendu
J. J. ROUSS.: « Enfin j'extorquai son consentement plus à force d'importunités et de caresses, que de raisons dont elle se contentât »
Par extension.
VOLT.: « Grotius a extorqué de son temps une réputation qu'il était bien loin de mériter »
HISTORIQUE
XIVème siècle
ORESME: « Acuns tyrans extorquent et trayent pecunes des populaires »
Ord. des rois de Fr. t. XII, p. 521: Li dits ouvriers pour plus
BERCHEURE: « Les droiz lesquels il avoient extorqué des peres [sénateurs] »
XVIème siècle
CHARRON: « Pour accroistre la foule, on loue des gens pour venir pleurer et jetter des cris et des plaintes qui sont, au sceu de tous, toutes feinctes et extorquées avec argent »
ÉTYMOLOGIE
Lat.
Signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Verbe |
Tirer, obtenir par force, par violence, par menaces, par importunité, etc. "Extorquer de l'argent à quelqu'un. On lui a extorqué sa signature. À force d'importunités, on lui a extorqué son consentement pour ce mariage."
Ancienne définition de 1798 (Académie Française)
| Verbe |
Tirer, obtenir par force, par violence, par menaces, par importunité, etc. "Extorquer de l'argent à quelqu'un. Extorquer l'aveu d'un crime par la violence des tourmens. À force de menaces, on lui a extorqué son consentement pour un tel mariage."
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
| Verbe |
Tirer, obtenir par force, par violence, par menaces, &c. "Extorquer de l'argent à quelqu'un. Extorquer l'aveu d'un crime par la violence des tourmens. À force de menaces, on lui a extorqué son consentement pour un tel mariage."
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
| Verbe |
EXTORSION, s. f. ["Èkstorké", "tor-sion": 1re "è" moy.] Quelques Écrivains ou Imprimeurs écrivent "extortion~" avec un "t" devant l'"i". J'ai vu sur tout cette manière d'écrire ce mot dans des Traductions de livres anglais. C'est qu'il y a des Auteurs de cette nation qui écrivent "extortion", quoique le grand nombre se serve d'"extorsion". "Boyer" renvoie de celui-là à celui-ci.
EXTORQUER, c'est tirer, obtenir par violence, par menace, etc. "Extorsion", exaction violente. 'On "lui a extorqué de" l'argent; "l'"aveu de son crime; "son" consentement pour un mariage qu'il n'aprouvait pas.
- 'Il a été puni pour "ses extorsions".
Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)
| Verbe |
Tirer, obtenir, se faire donner par menace, par force, par violence &c. "Extorquer de l'argent. il a extorqué son consentement pour un tel mariage. il a voulu
Emplacement dans le dictionnaire :
Quelques citations relatives :
Citation n°1 de Germaine de STAËL (Considérations sur les principaux évènements de la Révolution française)...dont les provinces voulaient faire des droits, et que l'autorité royale n'admettait que comme des usages. De là vient que l'art de gouverner était une espèce d'escamotage dans lequel on tâchait d'extorquer de la nation le plus possible pour enrichir le roi, comme si la nation et le roi devaient être considérés comme des adversaires. Les dépenses du trône et de l'armée étaient exactement acquittées ;...
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